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Oracle d’un virus
Une apocalypse en Didot HTF

Pour mon elfe tant aimée,
et pour quelques amis…






« Viens : je te montrerai
d’autres mystères, plus grands que ceux-ci. »

Apocalypse grecque de Baruch, 1, 6.













Le Triomphe de la mort, palais Abbatillis, Palerme.







Je ne sais pas trop pourquoi, mais il m’est vite apparu que je ne pouvais guère composer le Monologue du virus, que j’ai découvert le 18 mars 2020 (deuxième jour du Grand Confinement) sur le site web du journal Lundi.am, autrement qu’en didot [1]. Son style proclamatoire peut-être, son ton si délibérément eschatologique : une aimable garalde n’aurait pas convenu, une sévère linéale non plus… Une mécane serait sans aucun doute très bien allée, mais Lundi.am utilise une pour son site, le Roboto Slab, et je ne voulais pas l’imiter.






Accroche de l’affiche,
en Didot HTF 42 Bold, corps 36.









On trouvera sur cette page, consacrée à un texte de Marx, quelques explications techniques sur l’emploi du Didot HTF et de ses corps optiques, ainsi que sur celui du Le Jeune de Commercial Type : les personnes intéressées pourront s’y référer.

Le format m’a donné plus de mal. Je voulais en faire une affichette, dans l’espoir évidemment un peu vain que quelqu’un l’imprime et la placarde : imaginer le regard surpris des passants devant cette annonce virale que finalement, les mauvais jours ne le sont pas tant que ça, m’a beaucoup amusé.

Mais une affiche de quelle taille ? Le A3 de mon premier essai s’est vite avéré trop petit, et puis il m’aurait fallu composer en corps 11, presque illisible si l’on doit « s’écarter d’un mètre au moins ». Le A1 était trop grand, carrément ridicule, et c’est le A2 qui a fini par s’imposer. L’empagement a été dessiné un peu au hasard, mais m’a paru harmonieux. L’accroche centrale s’est dès le début posée au même endroit : immuable. Le titre, en revanche, a eu un peu de mal à trouver sa place, mais j’ai enfin pu parvenir à l’y guider.


Essais typographiques.




Un premier essai en Simoncini Garamond,
une garalde classique de Linotype…

… puis en Scala Sans,
une linéale de Martin Majoor…



… puis en Cheltenham ITC : évidemment,
avec une mécane ça fonctionne…

… et enfin en Didot HTF,
mon choix définitif.













Téléchargements.

Je propose au téléchargement trois PDF de ce petit travail : une version avec le fond en CMJN haute définition et les traits de coupe, pour une hypothétique impression en offset (63 Mo), une autre en RVB moyenne définition, plus adaptée à la photocopie et aux copieurs connectés (3 Mo), et une troisième enfin, sans aucun fond, pour celles et ceux qui n’aiment pas les effets « papier peint » (107 ko).


Détails typographiques.

Format : A2 (42 cm × 59,4 cm).
Titre en Le Jeune Hairlaine Medium, de Commercial Type, corps 145 et 105.
Texte principal en Didot HTF 16 Light et Light Italic, corps 16, interlignage 20,7.
Accroche en Didot HTF 42 Bold, corps 36, interlignage 45.
Signature en Didot HTF 11 Light et Light Italic, corps 11,5, interlignage 15.
Puce en Didot Ornaments, corps 19.

C&J du texte et de la signature :
Espaces-mots : optimum à 100 %, minimum à 95 % et maximum à 115 %.
Interlettrage : optimum à –3 %, –2 % au minimum, 0 % au maximum.
L’accroche a été légèrement interlettrée.


1. Le texte a été corrigé par mes soins et deux phrases ont été légèrement remaniées.


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