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Train de nuit
Un voyage sentimental
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Pour mon elfe, amatrice comme moi
de voyages en chemin de fer, et à qui
j’ai promis que nous ferions un jour
un voyage à Limoges.







« Et cette nuit est pareille à cent mille autres quand un train file dans la nuit
— Les comètes tombent —
Et que l’homme et la femme, même jeunes, s’amusent à faire l’amour.
»
Blaise C
ENDRARS, La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, 1913.
















Train de nuit (en réduction).
Composition en Bauer Bodoni corps 10,3,
Titre en Bauer Bodoni corps 16
et Goudy Ornaments corps 66,94.
Format : 14,85 cm × 21 cm
.
Mars 2008.
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J’ai longtemps utilisé le petit récit qu’on peut lire ici pour tenter de séduire des filles : ça ne marchait pas si mal, je le donnais à telle ou telle pour lui montrer combien je suis un type bien, digne de tous les éloges et de toutes les attentions — et parfois, souvent même, la demoiselle tombait en pâmoison (je n’en suis plus tellement fier, et maintenant cette ruse d’intello dragueur me semble surtout passablement dérisoire…). Et puis en 2008 je l’ai typographié, sur un tout petit quatre pages. C’était juste avant de rencontrer mon elfe, on ne rencontre pas une elfe tous les jours, et depuis cette rencontre (sur un quai de gare, évidemment) nous ne nous sommes plus quittés. Comme quoi les astuces, même un peu minables, peuvent aussi avoir du bon.

Comme ce récit ne raconte en réalité pas grand-chose, hormis une émotion et une histoire d’amour qui n’a finalement pas vraiment existé, s’interrompant aussi vite qu’elle avait commencé, il me fallait la mettre en scène pour en exagérer l’importance et la mettre en valeur. L’emploi du Bauer Bodoni m’a paru tout indiqué, sa sentimentalité un peu théâtrale et sa musicalité ne pouvant que servir mon dessein ; on notera d’ailleurs que j’ai resserré les espaces-mots, pour densifier le flot de texte et augmenter son intensité dramatique. La spectaculaire décoration qui encadre le titre, le met en valeur et annonce la suite comme un coup de tonnerre, est tirée d’une police d’ornements de Frederic Goudy — on ne perd jamais rien à suivre les traces de ce merveilleux typographe.


Titre en Bauer Bodoni et et Goudy Ornaments,
texte en Bauer Bodoni.
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Le format ouvert (soit : la double page intérieure du quatre pages) est en A4, peut-être dans l’espoir que ce soit imprimé. En revanche, je suis tout à fait incapable de retrouver ce qui a déterminé le tracé des blocs d’empagement : sans doute les ai-je dessinés « de chic », assez larges pour faire rentrer tout le texte et avec des marges suffisantes pour que ce soit harmonieux. Il me semble qu’au final les pages fonctionnent, et c’est bien le principal.

Détails techniques et C&J

Format de page : 14,85 cm × 10 cm.
Texte : Bauer Bodoni, corps 10,3, interlignage 12.
Titre : Bauer Bodoni Bold, corps 16.
Décorations : Goudy Ornaments (le cadre qui entoure le titre) corps 66,94 et LT Didot Ornaments (la puce qui piète la fin du texte) corps 14.
Espaces-mots :
optimum à 95 %, minimum à 92 % et maximum à 103 %.

Interlettrage :
optimum à 0 %, –0 % au minim
um, +2 % au maximum.


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